Le premier conseil municipal de Saint-Étienne consacré à la crise du Coronavirus s’est tenu en visioconférence le 29 avril 2020. Il a permis au maire d’officialiser certaines annonces et a été le théâtre d’échanges musclés avec les élus de gauche. Compte-rendu en verbatim et vidéo.

C’est dans un contexte exceptionnel que s’est tenu le conseil municipal de Saint-Étienne le mercredi 29 avril 2020 à 17h. Contexte de crise sanitaire entamée le 17 mars avec les mesures de confinement. Contexte juridique d’exception qui accorde aux maires des pouvoirs élargis en vertu de l’ordonnance du 1er avril. Contexte de contrainte matérielle, enfin, qui empêche techniquement de réunir les cinquante-neuf conseillers municipaux en mairie dans les conditions habituelles.

À cela s’est ajouté un climat de tension avec des élus de gauche, Marie-Hélène Thomas (PCF) et Pierrick Courbon (PS), autour de certaines décisions – et non-décisions – du maire, Gaël Perdriau (LR). Tension qui montait depuis plusieurs semaines.

Défi technique

Pour avoir lieu, ce conseil municipal devait affronter un défi technique, qui a été parfaitement relevé. Avec des élus qui se trouvaient chacun devant leur écran d’ordinateur, le déroulement général des débats, pendant plus de cinq heures, et particulièrement l’enchaînement des prises de parole, a pu se faire dans les meilleures conditions possibles.

S’agissant du contexte politique, les élus de gauche et écologistes avaient demandé, dès le début du confinement, à être informés des mesures prises par le maire et à être consultés avant qu’il les prenne. Si Gaël Perdriau a rendu publiques la plupart de ses décisions à travers les médias et/ou le site internet de la ville, il n’en a jamais informé directement les élus d’opposition, qu’il n’a également jamais consultés. Il a répondu aux différents courriers qu’ils lui ont adressés. Et n’a rendu publiques certaines informations que lors de ce conseil du 29 avril, comme la composition de la cellule municipale de coordination créée le 12 mars, qui est le groupe de pilotage quotidien de la municipalité depuis le début du confinement.

Décisions inconnues

Font partie de cette cellule : le maire, les élus et les directeurs de services en fonction des sujets abordés, le médecin de prévention, les directeurs des ressources humaines, les directeurs juridiques, la directrice générale des services, le directeur de cabinet, les directeurs de cabinet adjoints, le directeur de la communication et l’attachée de presse. La plupart des décisions de cette cellule demeurent inconnues : seuls cinq communiqués sur douze sont accessibles sur le site internet de la mairie (dans la catégorie « communiqués de presse »).

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Dans ce contexte, l’opposition avait insisté ces derniers jours sur la nécessité de tenir un conseil municipal. Le maire avait répondu qu’il n’y était absolument pas tenu par l’ordonnance du 1er avril, mais a fini par céder à leur demande. Ce qui lui a permis d’ailleurs de préciser, aussitôt le conseil terminé, que Saint-Étienne est l’une des premières villes à avoir organisé un conseil municipal de confinement en visioconférence, comme le souligne un article du Parisien.

L’insistance des élus d’opposition aura donc profité à Gaël Perdriau en lui offrant un prétexte de médiatisation supplémentaire, lui qui a été omniprésent sur les télés et les radios début mai, particulièrement sur BFMTV.

Extraits en verbatim et vidéo :

La visioconférence débute dans un climat plutôt consensuel. Le maire indique quelles sont les personnes qui composent la cellule municipale de coordination (voir plus haut) et rappelle le contexte juridique spécial de la période de confinement, fixé par les ordonnances du premier avril.

La première passe d’armes a lieu avec Marie-Hélène Thomas (PCF). Elle intervient pour dénoncer « l’opacité » dans laquelle le maire laisserait les élus d’opposition depuis des semaines, avant de poursuivre :

« J’aimerais savoir comment vous allez fonctionner à partir d’aujourd’hui. Nous, élus de gauche, sommes disponibles pour travailler au sein de la cellule municipale de coordination, ce que vous avez refusé jusqu’à maintenant. Vous auriez pu, M. le maire, être rassembleur et faire le pari de l’intelligence collective. Je vous pose donc ma question : êtes-vous prêt à nous associer à la cellule de coordination et, dans cette période exceptionnelle, êtes-vous prêt à faire plus de conseils municipaux ? Nous n’en avons pas eu depuis le 20 janvier. »

Réponse de Gaël Perdriau :

« Effectivement, Mme Thomas, à circonstances exceptionnelles, mesures exceptionnelles, et c’est ce qu’a fait le législateur, par ordonnance du premier avril, en donnant aux maires des pouvoirs exceptionnels pour prendre des mesures sans réunir le conseil municipal. Ce que je fais pourtant ce soir, parmi les toutes premières communes à en réunir. Je vois que la concorde municipale aura au moins duré deux minutes et je vous en remercie, c’est déjà pas mal.

Je n’ai pris, Mme Thomas – et ça vous a échappé – aucune décision qui dépasse les pouvoirs habituels du maire. Je n’ai pas utilisé les pouvoirs exceptionnels du maire accordés par l’ordonnance du 1er avril qui me permettaient par exemple d’engager la ville dans des emprunts ou versements de subventions sans passer par le conseil municipal. En aucun cas, je n’ai outrepassé les pouvoirs qui sont les miens. »

Interpellé sur la question de la réouverture des marchés (fermés par décision gouvernementale), demandée par les élus de gauche et écologistes, Gaël Perdriau a cette réponse acide :

« Bon nombre de commerçants, contrairement aux témoignages un peu égoïstes que j’ai entendus ce soir, m’ont appelé pour me demander de fermer les marchés parce qu’ils n’avaient pas envie d’être exposés à des dizaines ou des centaines de personnes. »

Intervention de Mme Thomas :

« Vous n’avez pas répondu à ma question qui est de savoir si vous allez associer des élus d’opposition à la cellule de coordination. On vous a proposé d’associer les présidents de groupes afin de ne pas être trop nombreux. L’ordonnance du premier avril précise que les conseillers municipaux doivent être informés sans délai des décisions prises, et jusqu’à présent on ne l’a pas été. J’aimerais bien que vous répondiez à cette question ou je vais croire que vous bottez en touche. »

Réponse de Gaël Perdriau :

« L’ordonnance du premier avril me donne des pouvoirs permettant de réagir dans l’urgence. Il est précisé, comme vous l’avez rappelé, que le maire doit informer les élus sans délai. Et c’est le cas : ces décisions sont disponibles sur le site internet de la mairie comme ce sera le cas chaque fois que je prendrai une décision. Il se trouve que les Stéphanois m’ont accordé leur confiance et c’est moi seul qui ai à leur rendre des comptes. »

Pendant une vingtaine de minutes, le maire présente l’essentiel des décisions prises depuis le début du confinement, notamment la fermeture des marchés et l’interdiction du jogging entre 9h et 21h.

Après avoir salué «les dizaines de fonctionnaires au travail derrière chacune de ces décisions» et alors qu’il évoque les mesures prises en direction des personnes âgées, Gaël Perdriau cite «les agents municipaux qui ont accepté de quitter leur poste habituel, et surtout leur canapé, pour se mettre au travail».

Pierrick Courbon intervient alors. Il salue plusieurs de ces mesures, notamment celles prises dans les domaines culturel et social : accès facilité aux places d’hébergement d’urgence, accès gratuit aux bains douches municipaux, distribution de masques et de gel aux associations, annulation des critères de distribution des colis alimentaires, notamment pour pouvoir servir de nombreux étudiants, mise en ligne gratuite de films et documents sur le site de la médiathèque, etc.

Pierrick Courbon (PS) réagit

Autres mesures annoncées par Gaël Perdriau dans ce conseil municipal qui ne soulèvent aucune contestation : la gratuité des vélos Véliverts jusqu’au 31 décembre 2020 et l’aménagement provisoire de 30km de rues pour les vélos à partir du 11 mai. Pierrick Courbon rappelle en revanche au maire qu’il avait promis, le 9 avril, un masque pour chaque habitant de plus de soixante ans, et que la livraison n’arrivera finalement que dix semaines après cette annonce, le 18 mai. Il s’étonne par ailleurs de sa remarque sur les fonctionnaires qui auraient quitté « leur canapé », et aborde la question de l’absence de consultation de l’opposition dans ses prises de décision :

« Très rapidement nous vous avons fait un certain nombre de propositions qui auraient permis de rouvrir les marchés en respectant les normes sanitaires, et avec toute la pondération que l’on vous connaît vous nous avez traités d’irresponsables, comme si nous voulions mettre en péril la santé des Stéphanois tandis que vous, vous sauviez des vies […]. Or soixante de vos homologues maires de la Loire ont rouvert leurs marchés. Certains sont vos vice-présidents à la Métropole. Sont-ils pour autant des irresponsables ? Veulent-ils sciemment mettre en danger la santé de leurs concitoyens ? À Roche-la-Molière, à St Chamond ou à Roanne, ils font simplement des choix différents des vôtres et doivent être respectés.

Dans cette période de confinement, nous devons faire montre d’un sens aigu des responsabilités, et travailler ensemble. Travailler ensemble, c’est rechercher les meilleures solutions, c’est faire preuve d’humilité tant dans les décisions qui sont prises que vis à vis des critiques qui peuvent être émises. […] Et l’attitude qui consiste à faire un procès en irresponsabilité à tous ceux qui osent émettre un avis divergent ou qui prennent d’autres décisions n’est clairement pas à la hauteur. Il s’agit là d’une stratégie de culpabilisation au service d’une recherche de discipline. C’est parfaitement inefficace et inapproprié. L’unité à laquelle aspirent l’ensemble de nos concitoyens ne peut se résumer à applaudir benoîtement ce qui est dit ou ce qui est fait.»

Réponse de Gaël Perdriau (sur un ton légèrement méprisant) :

« Vous avez cité, en opposition aux marchés, les grandes surfaces. Je ne sais pas comment vous vivez et comment vous faites vos courses, et puis je ne veux pas le savoir, mais en ce qui me concerne, les courses, avec mon épouse, nous les faisons aussi dans les magasins de notre ville et de ses quartiers : avec des fromagers, vous savez… des bouchers, des charcutiers, des primeurs… Des commerçants, il y en a, je vous assure, vous invite à aller les voir de temps en temps. Vous avez du choix. Ce n’est pas parce qu’il n’y a plus de marchés que l’on est obligé d’aller se jeter dans les grandes surfaces.

Et avec tout le respect et l’amitié que j’ai pour les autres communes de la Loire, je n’en connais pas une autre qui compte 171 000 habitants. On ne gère pas les marchés à Roche la Molière comme on les gère à Saint-Étienne. À Saint-Étienne, ce sont dix-sept lieux avec cinquante-six marchés par semaine. Et d’ailleurs, je vous invite aussi à les découvrir. »

Intervention de Maryse Bianchin (PCF) :

« Contrairement à ce que vous dites, M. le Maire, il n’y a pas de commerces dans tous les quartiers à Saint-Étienne pour remplacer les marchés. Au contraire, ils ont tendance à disparaître. Et il ne reste comme alternative, pour les personnes âgées notamment, que les petites et grandes surfaces. Je pense notamment au quartier du Soleil, où les marchés manquent aux habitants. »

À quoi le maire répond que les habitants du quartier du Soleil peuvent désormais prendre le tram grâce à la 3e ligne qui vient d’être inaugurée. Marie-Hélène Thomas lui objecte que les personnes âgées redoutent de prendre les transports en commun de peur d’attraper le coronavirus.

Intervention de Pierrick Courbon :

« On ne vous a pas attendu pour faire la promotion de nos commerçants locaux, qui ont été mis à mal durant toute la durée de ce mandat. Les chiffres sont là : il y a une augmentation de la part de la consommation en grande surface, qui en profitent d’ailleurs souvent pour augmenter les prix. Et vous me permettrez de dire qu’entre vous et moi, le grand défenseur des centres commerciaux, c’est quand même plutôt vous.

Comme je vous l’ai dit à de nombreuses reprises, nous recherchons simplement l’intérêt général et la possibilité de travailler ensemble. Il y a quelques jours, un certain Gaël Perdriau s’est exprimé sur BFMTV et a dit que « le déconfinement mérite énormément de concorde et aussi d’échange et de coconstruction » et qu’il faut « se faire confiance pour élaborer ensemble les réponses ».

Vous l’aurez compris ce que nous évoquons ce soir c’est simplement le voeu que les propos du vice-président des Républicains puissent nourrir la réflexion et orienter les décisions du maire de Saint-Étienne. Ça n’a pas été le cas ces dernières semaines. Nous espérons que ça pourra le devenir dans les semaines qui viennent. »

Réponse de Gaël Perdriau :

« M. Courbon, il aura fallu attendre ce conseil municipal pour que vous me traitiez de dictateur, et vous terminez votre phrase en exprimant une recherche de concorde : vous comprendrez que votre attitude et vos propos ne correspondent pas tout à fait à ce que vous pouvez dire.

Concernant l’ouverture des marchés, je sais que le représentant du comité de pilotage du CHU a appelé certains maires de la Loire pour leur demander de revenir sur la décision qu’ils avaient prises.

La confiance , elle se gagne, et ça fait bien longtemps que j’ai renoncé à chercher à gagner la vôtre et celle des élus de l’opposition.

Concernant la réouverture des écoles, vous nous avez dit ce que vous avez compris : c’est bien, on a au moins la confirmation que vous avez compris ce que j’ai dit. »

Intervention de Marie-Hélène Thomas pour poser une question d’actualité au sujet des personnes en rupture de droits (apparemment pas inscrite dans l’ordre du jour, d’après Gaël Perdriau).

Elle est aussitôt coupée par le maire :

« Je veux bien être gentil et démocratique mais on ne peut pas partir la fleur au fusil en fonction des idées qui vous viennent. »

« Attitude méprisante »

Réaction de Mme Thomas qui le coupe à son tour :

« Si vous le voulez, je vous lis toute la question en entier mais il y aura beaucoup de redites car vous avez déjà répondu aux trois-quarts des sujets. Et vous allez rire et vous moquer comme vous le faites habituellement. Vous avez parfois une attitude méprisante qui est insoutenable.  »

Réponse du maire : « Mme Thomas, ce courrier du 6 avril je vous y ai répondu par écrit. Donc vous posez une question à laquelle vous avez déjà la réponse. »

M-H Thomas : « Mais les Stéphanois n’ont pas la réponse, c’est pour cela que je vous repose la question. »

Le maire : « Eh bien vous auriez dû publier ma réponse. Vous posez une question alors que vous avez la réponse. Je ne sais pas comment ça s’appelle, mais bon. »

Gaël Perdriau finit par répondre à la question, en précisant que l’hébergement d’urgence est du ressort du préfet et non du maire.

À une question d’André Friedenberg (PRG) sur les modalités de distribution des masques à Saint-Étienne, et qui précise « j’espère que vous ne serez pas trop agressif », Gaël Perdriau répond :

« Vous avez pris le temps de répéter une question à laquelle j’ai déjà répondu, je vais prendre le temps de répéter ce que j’ai déjà dit. Honnêtement, vous me manquiez tous. Donc je suis tellement content d’être avec vous que si on peut prolonger un peu le plaisir, je le ferai bien volontiers. »

À Myriam Ulmer (PS) qui lui pose une question sur les retours des conseils consultatifs de la ville, dont il a sollicité l’avis sur la gestion de la crise, et qui lui reproche de ne pas avoir sollicité celui du conseil municipal, Gaël Perdriau répond :

« Je suis quand même surpris que vous considériez le conseil municipal comme une instance consultative. Je vous rappelle que c’est une assemblée délibérative. Cela montre quand même une certaine méconnaissance des mécanismes élémentaires qui régissent la vie démocratique de notre ville. »

« Enfumage »

À propos d’un voeu de la majorité municipale sur la tenue d’une grande conférence nationale sur la culture , M-H Thomas parle « d’enfumage ».

À quoi le maire répond : « entendre les communistes parler d’enfumage… il suffit de relire l’histoire… »

Arrive le moment de la conclusion par le maire, qui va déclencher les échanges les plus tendus, puisqu’il va taxer l’attitude des élus de gauche d’« indécence », sous-entendre qu’ils seraient des « alliés » du Covid-19 et les comparer à des ânes :

Gaël Perdriau : « Je ne reviendrai pas sur votre navrante équipée autour du jogging, qui n’a rien permis de concret si ce n’est de vérifier que votre souci constant n’est pas de gérer une crise mais de trouver par tous les moyens la meilleure façon de critiquer. La critique est normale en démocratie mais de là à considérer que parce que nous avons décidé de réguler les activités sportives en plein air, afin de répondre à une légitime attente exprimée par le CHU, nous mettons en danger les libertés fondamentales, il y a un pas que vous avez franchi : le pas qui conduit du ridicule à l’indécence. La justice a statué et donc votre démarche sombre dans l’oubli. […] L’ensemble des décision prises, je les assume. Car dans cette période, nous avons à combattre des monstres tel que le Covid 19, qui trouve chez les humains de surprenants alliés. […] Pour citer Marx, je répondrai « va ton chemin et laisse dire les gens », ou, comme on dit chez nous à Saint-Étienne : « Bien faire et laisser braire ». »

Réponse de Marie-Hélène Thomas :

« Vous avez une réponse indigne du premier magistrat de la ville de Saint-Étienne. Vous démontrez que vous êtes un homme politique de droite jusqu’à la moelle. Vous avez craché votre haine viscérale des communistes, nous n’avons pas de leçons à recevoir de vous. Il y a des hommes politiques communistes qui ont marqué l’histoire et qui ont été à l’origine de grandes conquêtes dont on n’a pas à rougir.

Réponse de Pierrick Courbon :

« Je regrette vivement la tonalité avec laquelle vous concluez nos quelque cinq heures et demi de conseil municipal. Vous vous êtes montré relativement à l’écoute au cours de ce conseil. Et vous le terminez en tenant des propos qui sont parfaitement inacceptables. Vous avez dit que le virus avait trouvé des alliés inattendus parmi les humains, qu’est-ce que ça veut dire ? Est-ce que vous sous-entendez que certains, au conseil municipal de Saint-Étienne et ailleurs, sont finalement des alliés du coronavirus et souhaitent mettre en danger sciemment la vie d’autrui pendant que vous, tel un chirurgien, vous sauvez des vies ? C’est inacceptable et je vous demande de retirer ces propos. Vous ne pouvez pas, en tant que vice-président des Républicains, tomber à bras raccourcis sur le gouvernement sur tous les plateaux de télévision pour déplorer qu’il décide de tout tout seul sans associer les oppositions et faire exactement la même chose ici à Saint-Étienne tel un petit Jupiter local. »

C’est André Friedenberg qui met fin, pour l’opposition, à ces échanges musclés, avec une intervention dans laquelle il exprime son désarroi et avance une explication de l’attitude du maire :

« Pourquoi terminer ce conseil de façon agressive et méchante ? Vous ne l’êtes pas, M. le Maire, alors pourquoi vous rendez-vous méchant depuis quelque temps ? Est-ce parce que vous êtes devenu vice-président des Républicains ? C’est dommage, car nous avons besoin d’un maire consensuel et là, vous avez prouvé que vous ne l’êtes pas. »