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Pendant quatre jours, le procès Barbarin a écrit une page spectaculaire de la justice française : par le nombre de médias présents, par l’identité des prévenus – dont un cardinal et deux évêques –, et par la gravité du sujet : la non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineur. (Cet article a été publié le 16 janvier 2019 dans le Monde des religions)

Ce n’est pas le tintement de sonnette habituel qui ouvre le procès du cardinal Barbarin et de ses co-prévenus, pour non-dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs, ce lundi 7 janvier à Lyon (1). Mais le bruit sec d’un bris de verre : celui d’une des douze lampes de la très moderne salle du tribunal correctionnel, emportée par la masse des journalistes présents. Certains y verront un mauvais présage ; d’autres un dommage collatéral de l’imposante présence médiatique.

Une présence très critiquée par les avocats de la défense durant les quatre jours d’audience. Ils dénoncent notamment l’usage abusif qu’en font les plaignants, neuf hommes âgés d’une quarantaine d’années en moyenne. Tous d’anciennes victimes du prêtre Bernard Preynat dans les années 1970-1980 au sein de la troupe de scouts d’Europe qu’il avait créée dans la banlieue lyonnaise bourgeoise de Sainte-Foy. Il y aurait actuellement soixante-dix victimes déclarées, d’agressions et de viols. Bernard Preynat a été mis en examen en 2016. Son procès se tiendra probablement courant 2019.

« Vous êtes une star »

« Ce procès est un procès-spectacle », s’exclame dès la première heure Xavier Vahramian, le fougueux avocat de Régine Maire, 80 ans, ancienne laïque membre du conseil épiscopal, qui avait reçu en 2014 les confidences d’un des plaignants. Tour à tour, la défense dénonce des médias « d’une violence quasi-inédite dans notre pays », constate que « la parole s’est libérée, et c’est une bonne chose, mais elle s’est déchaînée et a tout emporté », critique tel article du Monde sur le cardinal Barbarin paru en 2016, ou tel autre qui fustige dans un quotidien le « manque de cran » des prévenus pendant le procès (2).

« Vous êtes une star », lance avec malice André Soulier, l’un des deux avocats du cardinal Barbarin, à l’attention de François Devaux, l’un des plaignants, cofondateur de l’association la Parole libérée, qui réunit les victimes de Bernard Preynat. Une interpellation qui sonne étrangement dans la bouche du doyen du barreau lyonnais, âgé de 86 ans, figure incontournable de la vie locale depuis près d’un demi-siècle. La critique de surmédiatisation de ce procès sonne plus étrangement encore quand on sait que Philippe Barbarin en est en partie la cause.

Pauses photos

Si les télévisions se sont déplacées en masse au Palais de justice de Lyon du 7 au 10 janvier, c’est bien pour filmer l’un des cardinaux français les plus médiatiques de ces dernières décennies. Et qui n’a jamais été avare d’interviews et de poses devant les objectifs, y compris en tenue de jogging pour le Monde (3). La star de ce procès, c’est lui. On l’a d’ailleurs vu se faire photographier dans la salle du tribunal, pendant les pauses, au côté de jeunes paroissiennes venues le soutenir. A quelques mètres des plaignants.

Seul un article trouve grâce aux yeux de la défense, cité par les avocats de Philippe Barbarin, André Soulier et Jean-Félix Luciani, et par la procureure Charlotte Trabut. Il a été publié dans le mensuel local Mag2Lyon, en avril 2010. Munie d’un micro caché, la journaliste avait donné au cardinal de Lyon une fausse identité, dissimulé le fait qu’elle était journaliste, inventé des agressions sexuelles subies à dix ans de la part d’un prêtre, et lui avait demandé quoi faire (4). Un modèle médiatique plutôt éloigné des principes déontologiques élémentaires.

Deux « camps »

Si les journalistes sont présents par dizaines, regroupés dans une mezzanine située au dessus du public, ce dernier vient aussi en nombre : une centaine de personnes prennent place chaque jour, de 9h à 19h. Partagées en deux « camps ». Derrière les neuf parties civiles et leurs six avocats emmenés par le pénaliste Jean Boudot, on aperçoit d’autres victimes de prêtres, venues d’Orléans ou de Saint-Etienne. De l’autre côté de la travée centrale, des paroissiens de tous âges et des religieux s’installent derrière les six prévenus et leurs sept avocats, dont Jean-Félix Luciani, qui s’impose très vite par son charisme et par l’attention qu’il porte aux victimes.

Tandis que les faits jugés sont d’une particulière gravité, causes de souffrances pour les deux parties, à des degrés divers, et qu’ils ont été sources de commentaires très durs de part et d’autre depuis 2015, aucun geste ni propos déplacé n’est à signaler durant le procès. Si virulence il y a, elle vient parfois des avocats. Ceux de la partie civile, quand ils s’adressent aux prévenus dans leurs plaidoiries : « La plaie ouverte, c’est Bernard Preynat, la gangrène, c’est vous » (Elsa Loizzo, avocate d’un plaignant), « Monsieur Barbarin, vous êtes un menteur » (Jean Boudot).

« J’ai honte pour l’Église »

Et ceux de la défense, quand ils nient la vulnérabilité et la solitude des victimes après leurs agressions : « Il a beaucoup été question de leur solitude, mais enfin, ils se voient entre eux, quand même » (Xavier Vahramian), « À partir de dix-huit ans, on est pleinement conscient et libre de ses actes » (Jean-Félix Luciani). Certains propos de prévenus paraissent, eux, parfois malvenus, tels ceux de Philippe Barbarin qui reprend Jean Boudot pour le convaincre qu’avant 2014 il n’avait pas conscience qu’il s’agissait d’agressions sexuelles : « Quand j’ai rencontré Bernard Preynat, je ne lui ai pas demandé s’il avait « abusé » d’enfants, comme vous me le faites dire, mais s’il les avait « abîmés » »…

Des prévenus qui veulent faire passer un message difficile à recevoir dans un tel contexte : « je suis victime d’une injustice », « je ne comprends pas ce que je fais ici ». L’un d’eux s’en éloigne un peu. Thierry Brac de la Perrière, évêque auxiliaire de Lyon de 2003 à 2011 et actuel évêque de Nevers, affirme d’emblée : « J’ai honte pour l’Église ». Au même moment, dans le public, une paroissienne joue aux cartes sur son téléphone portable. Dans sa plaidoirie, son avocat poursuivra : « Mon client tient à exprimer sa honte de l’Église, sa honte d’homme d’Église, sa honte d’homme. Il veut saluer le courage des parties civiles et leur dire que si cette action peut les aider à supporter ce fardeau, non seulement nous la comprenons, mais nous l’acceptons. »

Débats juridiques

Avant d’entamer le coeur des débats juridiques, la matinée de lundi voit s’enchaîner une série d’objections procédurales, sur des points particulièrement techniques. Les parties civiles y répondent de façon expéditive, la procureure les rejette et la présidente du tribunal, Brigitte Vernay, joint l’incident au fond (indiquant ainsi que le tribunal les examinera avec les autres points).

Ce que les parties civiles reprochent aux six prévenus, c’est d’avoir été informés à plusieurs reprises jusqu’en 2015, date du premier dépôt de plainte, du fait que le prêtre Bernard Preynat avait agressé sexuellement des mineurs jusque dans les années 1980. Et alors qu’il était toujours en exercice, de ne pas avoir informé les autorités judiciaires de ces agressions, selon l’obligation précisée dans l’article 434-3 du code pénal.

Les objections opposées par la défense reprennent pour l’essentiel les motifs du procureur de la République qui décida le 1er août 2016 de classer sans suite l’enquête préliminaire ouverte après le dépôt de plainte de plusieurs victimes contre le cardinal Barbarin et cinq autres personnes en février 2016 pour les mêmes infractions de non dénonciation d’agressions sexuelles sur mineurs (5). Motifs de rejet repris par la procureure dans ses réquisitions du 9 janvier 2019.

Loi Schiappa

Le premier motif concerne les faits d’agressions sexuelles qu’auraient eu à connaître certains prévenus avant 2014 : elles seraient atteintes par une prescription de trois ans. A cela, Jean Boudot répond, dans une longue démonstration, que cette prescription vaut pour les infractions instantanées, qui s’accomplissent dans l’instant même de leur réalisation, et que la non-dénonciation prévue par l’article 434-3 est, selon lui, une infraction continue, qui se prolonge après sa réalisation.

La défense a pour elle un arrêt de la chambre criminelle de la Cour de Cassation (7 avril 2009) qui affirme que la non-dénonciation prévue par l’article 434-3 est « un délit instantané dont la prescription court à compter du jour où le prévenu a eu connaissance des faits ». Pour les plaignants, Jean Boudot cite, lui, des commentaires de professeurs de droit pénal. Et la loi Schiappa du 3 août 2018 renforçant la lutte contre les violences sexuelles, qui fait de ce délit une infraction continue. Cependant, le principe de non-rétroactivité veut que cette nouvelle loi ne s’applique pas ici.

Entrave à la justice

Pour les faits connus en 2014 et après, qui ne sont pas prescrits, la défense et la procureure avancent que l’infraction n’est pas constituée. Et ce, pour une raison principale : le caractère intentionnel de la non-dénonciation n’est pas démontré. Autrement dit, les prévenus, s’ils n’ont informé aucune autorité judiciaire, n’avaient pas pour autant l’intention de faire entrave à la justice. Et c’est sans doute le terrain sur lequel les parties civiles ont le plus d’arguments à faire valoir.

Car pour appuyer sa démonstration, la défense explique, concernant le cardinal Barbarin, qu’il a déjà incité d’autres victimes, dans d’autres circonstances, à porter plainte. Ce qui ne prouve pas pour autant qu’il l’a fait chaque fois qu’il le pouvait. Le prélat explique par ailleurs que lors de son entretien avec l’un des plaignants, Alexandre Hezez, en 2014, ce dernier lui a manifesté sa volonté de porter plainte, et qu’il l’a encouragé. Récit contesté par l’intéressé, qui affirme lui avoir surtout demandé d’éloigner Bernard Preynat afin qu’il ne soit plus au contact de mineurs. Ce que le cardinal ne fera pas avant septembre 2015. Et c’est cette inertie qui aurait incité Alexandre Hezez à porter plainte en juin 2015.

Preynat a-t-il été protégé ?

Il se dégage par ailleurs de différents écrits du cardinal une certaine volonté de ne pas trop bousculer Bernard Preynat. Volonté que l’on retrouve plus ou moins explicitement dans des mails et comportements d’autres prévenus. Volonté qui peut être considérée comme une façon de tenir le prêtre éloigné de la justice, donc de faire entrave à cette dernière.

Dans un mail au cardinal, Régine Maire écrit : « Bernard Preynat m’a demandé de l’aide, que dois-je faire ? » Dans un mail à l’un des plaignants, elle lui dit que sa cicatrice se fermera « avec la grâce », à condition qu’on « ne gratte pas trop ». Régine Maire est aussi à l’origine d’une scène pour le moins ambiguë : en 2014 elle réunit Bernard Preynat et Alexandre Hezez, qu’elle sait avoir été une de ses victimes, afin qu’ils se parlent. Et propose, pour conclure la rencontre, qu’ils se prennent la main et récitent une prière… « Peut-être est-ce a posteriori une erreur », dit-elle à la présidente. Un « peut-être » étonnant.

« Qui aurait repris sa paroisse ? »

Pierre Durieux, alors directeur de cabinet de Philippe Barbarin, connaissait les faits à travers un mail d’Alexandre Hezez transmis au cardinal et sa participation à des conseils épiscopaux où le sujet a pu être abordé. Sa volonté de protéger Bernard Preynat n’est jamais exprimée explicitement. Xavier Grillon, lui, était vicaire épiscopal du Roannais, où Bernard Preynat avait été nommé en 2011, et auquel ce dernier avait confié être visé par des accusations d’agressions sexuelles sur mineurs.

Avec une naïveté terrible, il donne au tribunal la raison pour laquelle il n’avait pas éloigné le prêtre : « Qui aurait repris sa paroisse ? » Et quand la présidente lui demande : « Vous êtes-vous interrogé pour savoir si vous pouviez contacter un avocat ou saisir le procureur ? », il répond : « Non ». Aucun des prévenus ne l’a fait. Pas même Pierre Durieux, qui précise pendant son audition, pour on ne sait quelle raison, que son père est juge de cour d’appel. Ce que la présidente ne manque pas de relever : « Avec un père magistrat, n’étiez-vous pas pré-formé à savoir ce qu’il faut faire dans ces conditions-là ? »

Dénoncer des faits prescrits

De ce point de vue, le procès aura peut-être eu une vertu pédagogique pour le grand public. Celle de rappeler à quelle obligation on est tenu lorsque l’on a connaissance de faits d’agressions sexuelles sur mineur. Le délibéré du tribunal permettra peut-être aussi d’éclaircir un point important resté en suspens : la défense argue du fait que les agressions sexuelles sur mineurs sont touchées par la prescription (opposable vingt ans après l’année de majorité de la victime), que c’est le cas dans cette affaire et que cela éteint l’obligation d’en informer les autorités judiciaires.

Ce que Jean Boudot conteste à plusieurs reprises, soulignant qu’il suffit d’être certain qu’il y a eu agression sexuelle, sans que l’on connaisse toutes les précisions, y compris la date. Postulat confirmé par la ministre de la Justice Nicole Belloubet lors des débats préparatoires du Sénat à la loi Schiappa : « la prescription n’empêche ni le dépôt de plainte ni la réalisation d’une enquête » (séance du 4 juillet 2018).

Enjeu infernal

Si la pression médiatique et les controverses juridiques occupent une bonne partie des débats, un autre enjeu parcourt ce procès de bout en bout. Un enjeu infernal, qui n’en finit pas de poursuivre les victimes de son feu brûlant : le silence. Les silences. Silence du cardinal Ladaria, préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi, auteur en 2015 de courriers indiquant au cardinal Barbarin qu’il devait écarter Bernard Preynat de tout nouveau ministère. Convoqué par les plaignants au tribunal, il a invoqué l’immunité diplomatique pour ne pas s’y rendre.

Silence des évêques français auxquels François Devaux a écrit en 2015 avant de créer la Parole Libérée (seul le Nonce lui avait répondu). Silences des comptes-rendus très succincts des conseils épiscopaux qui évoquent Bernard Preynat, qui ont intrigué un enquêteur de police ainsi que l’a rappelé la présidente. Silences du « dossier Preynat » que les enquêteurs se sont procuré dans le bureau du cardinal Barbarin, qui ne contient que deux lettres. A la présidente qui lui demande : « Pourquoi est-il aussi léger ? », le cardinal répond : « Je ne sais pas ». Silence des membres du clergé catholique justifié avec vigueur par Jean-Félix Luciani dans sa plaidoirie, au nom du secret professionnel, qui exonère de l’obligation de dénonciation prévue par l’article 434-3.

La procureure mal à l’aise

Silence du ministère public, qui, par la voix de la procureure, ne dit pas un mot pendant les auditions des prévenus et des plaignants, s’en tient à quelques minutes de réquisitions pour quarante heures de procès, n’a qu’une phrase lapidaire à l’attention des victimes et affirme partager une partie des préoccupations juridiques des parties civiles… avant de toutes les rejeter. Procureure visiblement pas très à l’aise, qui bafouille, prononce très maladroitement « abstinence » trois fois de suite au lieu d’« abstention », puis « Barbabin » au lieu de « Barbarin »… Procureure chaleureusement félicitée par les avocats de la défense.

Silence des prévenus, qui font valoir l’un après l’autre leur droit de se taire. Décision spectaculaire, voire provocatrice si l’on songe que c’est le principal motif de poursuite des victimes : le silence. Décision qui dévoile ses failles dès la première audition : lundi après-midi, Pierre Durieux peine à garder le silence face aux questions de la présidente. Il se tourne, gêné, vers son avocat : « Je ne sais pas quoi faire ». Puis répond à quelques questions. Vient le tour du cardinal Barbarin. Il précise, après avoir lu sa déclaration : « Si quelqu’un doit parler ici, c’est bien moi ». Et répond aux questions de la présidente. A la première posée par les parties civiles, il dit : « Je ne sais pas si je dois répondre ». Et ne répond qu’à certaines. Les autres prévenus auront eux aussi plus ou moins de mal à tenir leur silence.

Au bord de la suffocation

Le silence, c’est enfin celui dans lequel les plaignants ont été « enfermés » après les agressions, comme ils l’ont tous expliqué. Jusqu’à ce qu’une association, la Parole Libérée, permette à chacun de réaliser qu’il n’était pas seul et qu’il pouvait encore agir. Et enfin parler. Mardi 8 janvier, quand certains d’entre eux choisissent de lire leur témoignage, c’est à nouveau un silence qui occupe tout l’espace. Lourd de souffrances et de gravité. Dans la salle, les épaules s’affaissent, les dos se courbent, les regards se baissent. Cent cinquante personnes au bord de la suffocation.

Dans ce silence, il y a de la grâce aussi. Celle que dégage la puissance vitale de ces neuf hommes qu’une force invisible semble unir et relier. A les voir de dos pendant ces quatre jours, immobiles, attentifs, déterminés, on dirait une sorte de commando perdu revenu de l’enfer, embarqué dans une mission qui les porte et qui les dépasse. En forme d’hommage sincère et ému, la présidente dit à l’un d’eux, après son terrible récit : « Comme vous êtes fort, Monsieur, d’être allé jusqu’au bout de votre déclaration ». Le délibéré sera rendu jeudi 7 mars à 9h30.

1 – Les six prévenus sont Philippe Barbarin, cardinal archevêque de Lyon, Pierre Durieux, actuellement salarié d’une association caritative, ancien chargé de communication puis directeur de cabinet de Philippe Barbarin, Régine Maire, ancienne laïque membre du conseil épiscopal, Thierry Brac de la Perrière, évêque de Nevers, ancien évêque auxiliaire de Lyon, Maurice Gardès, évêque d’Auch, ancien archidiacre du Roannais où Bernard Preynat a été prêtre, Xavier Grillon, prêtre, ancien vicaire épiscopal dans le Roannais.

2 – Dans un article de Libération du 8 janvier 2019, la journaliste Bernadette Sauvaget parle de prévenus « qui manquent singulièrement de cran » quand ils invoquent le secret.

3 – « Philippe Barbarin, archevêque de choc », Le Monde, 24 décembre 2004

4 – Cet article a été cité au profit du cardinal Barbarin car ce dernier avait répondu à la journaliste qui se faisait passer pour une victime et qui lui demandait si elle devait alerter la police : «Oui, et tant pis si c’est une honte supplémentaire pour l’Église. »

5 – Les plaignants auraient alors pu saisir le procureur général ou porter plainte avec constitution de partie civile. Ils ont refusé la première hypothèse au motif qu’elle avait de fortes chances d’aboutir aux mêmes conclusions et la seconde car ils ont estimé cette procédure trop longue. Ils ont fait le choix de la citation directe.

Luc Chatel