5399124878_25e28b5a27_zExtrait du texte « C’est à l’islam de s’adapter à l’Europe », d’Hind Meddeb, publié dans l’Obs :

« Comment cette folie est-elle possible ? Comment pouvons-nous continuer à considérer l’Arabie saoudite comme un pays «ami» alors qu’elle rémunère depuis les années 1960 des prêcheurs qui vident l’islam de sa spiritualité et réduisent le Coran à un mini-kit «halal/haram» de lois à respecter, au mépris de sa civilisation et de son histoire ?

« Je suis Charlie » signifie aujourd’hui qu’il est de notre responsabilité de défendre la liberté d’expression partout et de refuser les partis politico-religieux qui usent des élections «démocratiques» pour mieux asseoir la censure.

Sur le terrain, le combat est inégal : les militants de la liberté en terre d’islam manquent cruellement de soutien, là où les djihadistes et les prêcheurs fanatiques, ces ennemis de la culture et de la vie, croulent sous les pétrodollars et profitent de tous les réseaux d’une internationale islamiste. Les attentats djihadistes ne devraient pas être les seuls à faire la une des médias occidentaux. Les résistances citoyennes à l’hégémonie islamiste sont nombreuses : elles sont trop peu relayées. Il faut soutenir ceux qui osent défier les dictatures militaires et les régimes islamistes.

Nous avons laissé seuls les millions d’Iraniens qui manifestaient dans la rue en 2009 pour la démocratie. Deux ans après, nous nous enthousiasmions pour le «printemps arabe» en ayant oublié cette «révolution verte» réprimée dans le sang par les milices d’Ahmadinejad.

Puis ce fut le tour de la révolution syrienne, écrasée par Bachar al-Assad, avec l’aide de l’Iran et de la Russie. En ne soutenant pas les citoyens descendus dans la rue en Syrie tout au long du printemps 2011, nous avons laissé les extrémistes s’emparer d’une cause qui n’était pas la leur. »