proudhonExtrait de l’article Proudhon, l’héritage d’un socialiste publié sur le site Slate.fr le 19/01/2015 :

«  (…) Proudhon publie également un Manuel du spéculateur où il dénonce le «régime bussal», c’est-à-dire l’extension des valeurs de la Bourse à l’ensemble des activités humaines. Toujours critique des autorités, il est de nouveau condamné à la suite de la publication de De la justice dans la Révolution et dans l’église (1858), véritable manifeste de l’anticléricalisme qui sera lu par des nombreux responsables politiques tout au long du XIXe siècle. Il se réfugie ensuite en Belgique jusqu’en 1862, avant de revenir en France où il bénéficie d’une amnistie. Parmi ses dernières réflexions politiques, il faut relever son attention à la question du fédéralisme. Installé à la périphérie de Paris, à Passy, il publie en 1863 Du Principe fédératif et de la nécessité de reconstituer le parti de la Révolution, où il défend fortement l’idée de fédération

(…) Dans son ultime ouvrage, De la capacité politique des classes ouvrières, Proudhon prône une mise à distance radicale du mouvement ouvrier à l’égard des élections et de l’État. La défiance à l’égard de l’institution parlementaire est une des constantes de l’œuvre de celui qui écrivait: «Il faut avoir vécu dans cet isoloir qu’on appelle Assemblée nationale pour concevoir comment les hommes qui ignorent le plus complètement l’état d’un pays sont presque toujours ceux qui le représentent.»