Blaspheme-468db« C’est un incroyable concours de circonstances : mardi 6 janvier, la veille de l’attentat contre Charlie Hebdo, les représentants des cultes religieux d’Alsace et de Moselle ont été auditionnés par l’observatoire de la laïcité, une instance rattachée aux services du Premier ministre. Ils ont demandé l’abrogation du délit de blasphème, héritage du Concordat, toujours inscrit dans le droit pénal local. Au nom de ce délit de blasphème, une plainte avait été déposée en 2013 contre l’hebdomadaire satirique par la ligue de défense judiciaire des musulmans, mais rejetée pour des raisons de forme.

Mardi, devant l’observatoire de la laïcité, il y avait l’archevêque de Strasbourg, Monseigneur Grallet, Christian Albecker, président de l’Union des églises protestantes d’Alsace et de Lorraine, Christian Krieger, président de l’Eglise protestante réformée d’Alsace et de Lorraine et René Gutman, grand rabbbin de Strasbourg, c’est-à-dire les représentants des cultes officiellement reconnus par le droit local d’Alsace-Moselle. Abdelhaq Nabaoui, vice-président du conseil régional du culte musulman d’Alsace, était aussi présent : si l’islam n’est pas une religion concordataire en Alsace-Moselle, ses représentants sont associés aux démarches et aux réflexions des cultes reconnus. »

( Extrait d’un article publié sur le site de France Bleu )