MermetC’est sur un ton goguenard et sûr de lui, avec un texte truffé d’allusions et de sous-entendus, que Daniel Mermet a lancé la première émission de sa nouvelle saison sur France Inter.

En se plaçant à la fois en victime de la direction de France Inter, de l’extrême gauche et de l’extrême-droite, sans rien évoquer des faits précis qui lui sont reprochés ni de l’enquête ouverte par les syndicats de Radio France à son encontre, pas sûr que le producteur de « Là-bas si j’y suis » ait choisi la bonne stratégie…

Verbatim de son propos d’introduction à l’émission du lundi 26 août 2013 :

« Eh oui on est toujours là. Bonjour à tous, nous sommes toujours là pour cette 25e année de « Là-bas si j’y suis » et ce n’est qu’un début.

La fesse ronde et le téton pointu on est comme les poireaux, le poil blanc et la queue verte. Tout va bien pour « Là-bas si j’y suis »… Vous le savez, l’animateur capitaine de cette émission a été couronné par le Grand Prix de la Scam pour l’ensemble de son œuvre, vous vous en souvenez.

Les résultats d’audience sont bons , nous continuons de battre un record d’écoute sur cette tranche horaire, donc tout va bien… et par conséquent la direction de France Inter a décidé d’alléger notre travail pour nous récompenser en supprimant une heure de « Là-bas si j’y suis ».

On sera désormais du lundi au jeudi : c’est une décision de la direction qui se traduit par une réduction du budget de « Là-bas si j’y suis » et qui affecte effectivement les reporters et l’ensemble de l’équipe. De tout cela nous reparlerons. car vous le savez on commence beaucoup à parler des conditions de précarité du travail, sur Radio France en général et France Inter en particulier, ce sera un thème sur lequel nous reviendrons dans les semaines à venir.

Une heure de Là-bas en moins, ça ne fait pas que des malheureux. Il faut bien qu’on observe que nous n’avons pas que des amis, et à l’extrême droite comme à l’extrême gauche, il y a des gens qui sont très heureux d’apprendre cela. De tout cela nous reparlerons dans les semaines qui viennent…»