reine-elizabeth-iiEn cette période où, après la Belgique, une fièvre médiatique royaliste se répand sur les bords de la Tamise, voici une spéciale dédicace à Kate, William, Baudoin, etc. avec un florilège de belles chansons de rois, de reines… et de guillotine !

(Dans l’ordre protocolaire  : I love the queen – Jacques Higelin ; Le roi d’Angleterre (Nino Ferrer) par Marcel et son orchestre, puis par Nino Ferrer en version italienne : Il re d’Inghilterra ; La reine noire – Paolo Conte ; Le bal des Laze – Michel Polnareff; Roi de rien – Bernard Dimey ; Le Roi et le laboureur – Félix Leclerc ; Maggore – Alain Barrière ; Le roi a fait battre tambour – Yves Montand ; Au bon temps des Rois fainéants- Bourvil ; Liberté, égalité, choucroute – Jean Yanne – Vidéos suivies des paroles)

Le roi et le laboureur (Félix Leclerc) 220px-Félix_Leclerc

I Love The Queen – Jacques Higelin

Today is a beautiful Day
Because the Sun shine
And the sky is blue
And I mean
I love the Queen
And I go to Buckinghamm palacce
To make my play

I love the Queen
I love the Queen Elizabeth

And Tomorrow
I take my Breakfeast with the Queen
And after
I make Horse with the Queen
And after Horse
I make love with the Queen
Elizabeth

I love the Queen
I love the Queen Elizabeth

But
The Prince Philippe is Jaloux
Why ?
Pourquoi le prince Philippe is Jaloux
The Prince Philippe is Jaloux
Because
I’am the Father of the little Prince Charles
Ouh la la la

I love the Queen
I love the Queen Elizabeth

And my Name is Paul Mac Cartney

Le roi d’Angleterre – Nino Ferrer

Le roi d’Angleterre
Déclare la guerre
Sur mer et sur terre
Au roi du Pérou-ou-ou-ou-ou

Madame Joséphine
Nourrit de strychnine
Toutes ses voisines
De l’étage en dessous-dsou-dsou-dsou-dsou

Est-ce qu’il y aura jamais moyen de
Vivre heureux sans quelques petites guerres
Et quelque grosses bagarres
La guerre, c’est vraiment joli
Mais j’aime mieux le patchouli

Le roi d’Angleterre
Déclare la guerre
Sur mer et sur terre
Au roi du Pérou-ou-ou-ou-ou
Qui ne lui avait rien fait du tout-ou-ou-ou-ou

Un chat de Bretagne
A filé trois beignes
À deux souris borgnes
Pour un vieux ragout-out-out-out-out

Dix-huit chefs de gare
Cherchent la bagarre
Pour un mirliflore
Dont j’ignore tout-tout-tout-tout-tout

Est-ce qu’il n’y aura jamais moyen de
Vivre heureux sans tous ces cataclysmes
Et tous ces rhumatismes
La guerre, c’est vraiment joli
Mais j’aime mieux le patchouli

Je déclare la guerre
À toute la terre
Au roi d’Angleterre
Et au roi du Pérou-ou-ou-ou-ou
Mais foutez-moi la paix c’est tout!

La reine noire  – Paolo Conte

La reine noire
s’balance dans son pouvoir
La dame
s’enflamme dans son miroir
La belle pense:
furieuse chance…
la danse commence
pour les arbres qui s’élèvent
sur la
nuit claire,
la reine est un mystère,
change tout
dans son miroir jaloux…
Les reines dansent,
les dames s’élancent,
c’est tout: des nuits partout…

Le bal des Laze – Michel Polnareff

Je serai pendu demain matin
Ma vie n’était pas faite
Pour les châteaux.
Tout est arrivé ce soir de juin
On donnait une fête
Dans le château .

Dans le château de Laze
Le plus grand bal de Londres
Lord et Lady de Laze
Recevaient le grand monde
Diamants, rubis, topazes
Et blanches robes longues
Caché dans le jardin
Moi je serrais les poings
Je regardais danser
Jane et son fiancé.

Je serai pendu demain au jour
Dommage pour la fille
De ce château.
Car je crois qu’elle aimait bien l’amour
Que l’on faisait tranquille
Loin du château.

Dans le château de Laze
Pour les vingt ans de Jane
Lord et Lady de Laze
Avaient reçu la Reine
Moi le fou que l’on toise
Moi je crevais de haine
Caché dans le jardin
Moi je serrais les poings
Je regardais danser
Jane et son fiancé.

Je serai pendu demain matin
Ça fera quatre lignes
Dans les journaux.
Je ne suis qu’un vulgaire assassin
Un vagabond indigne
De ce château.

Dans le château de Laze
Peut-être bien que Jane
A l’heure où l’on m’écrase
Aura un peu de peine
Mais ma dernière phrase
Sera pour qu’on me plaigne
Puisqu’on va lui donner
Un autre fiancé
Et que je n’ pourrai pas
Supprimer celui-là

Roi de rien – Bernard Dimey

Je ne suis roi de rien, je règne sur le vent,
Sur des chemins perdus, sur des sables mouvants,
Sur d’anciens châteaux-forts et sur des cathédrales
englouties.

Je suis roi d’un soleil qui se meurt comme il peut,
J’ai l’air d’un vieux volcan refroidi peu à peu,
Je crois que ma parade à grands coups de cymbales
est finie.

Je ne suis roi de rien, ma couronne est en bois,
C’est scandaleux bien-sûr, c’est de mauvais aloi,
Je ne suis rien roi de rien mais je suis roi quand même
car je t’aime.

Alors le monde entier peut s’écrouler d’un coup,
J’ai le droit d’être pauvre et le droit d’être fou.
Je suis esclave et roi, je n’ai pas de problèmes
si tu m’aimes.

Je ne suis roi de rien que de mon avenir,
Qui n’est déjà plus rien qu’un désastre à venir,
Et l’intérieur de moi n’est plus qu’un paysage
en délire,

Je ne suis roi de rien, je suis comme un enfant
Qui reconstruit le monde en écoutant le vent.
Il ne me reste plus, je crois, que le courage
de te dire
que je t’aime

Je ne suis roi de rien mais je suis roi quand même
si tu m’aimes
encore un peu …

 

Le Roi et le laboureur – Félix Leclerc

– Oh! ce château, comme j’en ai plein le dos !
Demain, je fais couper le cou d’un homme
C’est pourquoi je viens te voir, mon voisin
Pour oublier la loi que l’on tient
Parle-moi de ta femme au jardin
Montre-moi tes canards et ton chien
On doit m’chercher partout à la cour
J’suis sorti par l’échelle de la tour
Hâte-toi de me faire oublier
Les papiers qu’un roi doit signer

– Oh! majesté, comment vous consoler
Vous avez condamné mon frère
Au soleil levé qui s’en vient
On le pouss’ra en haut des gradins
Dans son cou une corde de lin
De la soie pour attacher ses mains
Je vous prie, continuez vot’ chemin
On ne peut unir nos deux chagrins
Vous êtes là pour punir les vilains
Laissez-moi les pleurer tout au moins

– Oh! ce métier, métier de justicier
Demain, je me ferai meunier ou moine
J’échangerais pour un vieux marais
Mon château, ma couronne, mes valets
Pour tes six canards, je donnerais
Les peintures qui ornent mon palais
J’ai lu tous les livres parfaits
Et connu tous les esprits bien faits
Quand je vois ton âne près des roseaux
Je voudrais au monde tourner le dos

– Oh! majesté, chacun son pauvr’ métier…
J’ai un trou à creuser: excusez…

Maggore – Alain Barrière

Il a salué la reine d’Angleterre
Et puis après il s’est mis à prier
Il a salué tous les princes de la terre
Et puis après il s’est mis à pleurer

Mais pourquoi donc pries-tu
Maggore
Mais pour qui donc pries-tu
Le soir venu
Et pourquoi pleures-tu
Maggore
Et pour qui pleures-tu la nuit venue

Il est parti sans bruit, et sans colère
Chercher l’oubli jusqu’au fond des chemins
Bravant la mort aux quatre fronts des guerres
Comme qui n’attend plus rien de demain

Su-t-on jamais quel était son mystère
Pourquoi Maggore se riait du destin
Su-t-on que brûlait au creux de ses chimères
Les rives bleues d’une enfant de satin

La reine n’est qu’au roi
Maggore
Maggore
La reine n’est qu’au roi

Et pour combien de temps encore
La mort
Maggore
La mort t’échappera

Le monde ne chante plus
Maggore
Pour un enfant perdu
Pour un soldat

La reine n’est qu’au roi
Maggore
Maggore
La reine n’est qu’au roi

 

Le Roi A Fait Battre Tambour – Yves Montand

Le roi a fait battre tambour
Pour voir toutes ses dames
Et la première qu’il a vue
Lui a ravi son âme

Marquis dis-moi la connais-tu
Qui est cette jolie dame ?
Le marquis lui a répondu
Sire roi, c’est ma femme

Marquis, tu es plus heureux que moi
D’avoir femme si belle
Si tu voulais me la donner
Je me chargerais d’elle

Sire, si vous n’étiez le roi
J’en tirerais vengeance
Mais puisque vous êtes le roi
A votre obéissance.

Marquis ne te fâche donc pas
T’auras ta récompense
Je te ferai dans mes armées
Beau maréchal de France

Adieu, ma mie, adieu, mon coeur !

Adieu mon espérance
Puisqu’il nous faut servir le roi
Séparons-nous d’ensemble

La reine a fait faire un bouquet

De belles fleurs de lys
Et la senteur de ce bouquet
A fait mourir marquise.

Au bon temps des Rois fainéants – Bourvil

Au temps, au bon temps
Des rois fainéants,
Ti qui tic qui tic !
Les jours et les nuits
Se passaient au lit
Ti qui tic qui tic !Traînés par des b?ufs
Dans un char moelleux,
On faisait Paris-Orléans
En trois ans, tout en taquinant
Les belles pucell’s en passant…Au temps, au bon temps
Des rois fainéants,
Ti qui tic qui tic !
D’un’main on mangeait
De l’autre on buvait
Ti qui tic qui tic !

L’amour se chantait
Sur des fluviaux d’or
Et les belles offraient les trésors
De leurs corps
Aux rois fainéants.

Les baladins jouaint du bilboquet
Et les menestrels grattaient leurs viell’s
Et tous les bouffons dansaient en rond :
C’était toujours la fête !

Tous les manants,badauds criaient
« Bravo ! »
Et parfois, pour un privilégié,
Le bon roi disait à son bourreau :
« Oh ! Coupez-lui la tête !
Ça lui fera les pieds !
Foutez-moi la paix ! »

Au temps, au bon temps
Des rois fainéants
Ti qui tic qui tic !
T’aurais eu ma reine
Un beau diadème
Ti qui tic qui tic !

Parmi les oiseaux,
Au bord des ruisseaux,
Je te vois, quenouillant le lin.
Enfin bref, comm’dirait Pépin,
Chacun doit mériter son pain !

Au temps, au bon temps
Des rois fainéants
Ti qui tic qui tic !
T’aurais pas aimé
Me voir travailler
Ti qui tic qui tic !

Alors, mon amour,
Ne crie pas toujours.
Laisse-moi dormir
Et sourire.

Au bon temps
Des rois fainéants
Ti qui tic qui tic !
Des rois fainéants
Ti qui tic qui tic !
Des rois fainéants!

Ha! Je suis fatigué moi!

Liberté, égalité, choucroute – Jean Yanne

On pense à Louis XVI
On est mal à l’aise,
On s’dit qu’c’est des ancêtres à nous
Qui lui ont coupé le cou,
Le pauvre monarque
N’avait pas d’énarques
Pour le conseiller, comme maintenant
Y en a autour du Président.
Il perdit la tête
Mais c’est quand même chouette
C’est ça qui a permis qu’on ait
Les bals du 14 juillet !Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Quand le populo remue les fesses,
Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Quand le populo fait la java !Cette guillotine,
Quelle drôle de machine,
Ca vous coupe comme un gigot
Les vertèbres du haut du dos.
Guillotin, le type
Qu’a fait le prototype,
Dit qu’on doit sentir sur le coup
Qu’un léger souffle sur le cou,
Mais quand on zigouille
Les gens, quand on souille
L’idée même de liberté,
C’est l’pays qu’est guillotiné !

Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Les gens qu’on tue et les principes,
Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Oui mais la connerie, on la tue pas !

On change de régime,
On pavoise on frime,
On fait du neuf avec du vieux,
On s’aperçoit qu’ça va pas mieux
Et l’on voit la rose,
Qui avait éclose
Dans l’enthousiasme général,
Terminer ses jours assez mal
Ses pauvres pétales
S’f’ront bientôt la malle
Ecrabouillés, mis en morceaux
Par la faucille et le marteau !

Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Les discours, les manifs et les grèves,
Ah ça y va, ça y va, ça y va !
Y sont pas fainéants les syndicats !

Le brave Louis XVI,
Si y ram’nait sa fraise
Maintenant, y perdrait pas son temps
A discuter en gentleman.
Marie-Antoinette
S’mettrait une voilette,
Lui une fausse barbe, et en avion
Ils s’tir’raient avec leur pognon,
Car il faut tenir compte
Du dollar qui monte
Et qui prouve que Marx a raison
Quand il a Groucho comme prénom !

Ah ça ira, ça ira, ça ira !
Comme on en a marre du socialisme,
Ah ça ira, ça ira, ça ira !
On s’en ira tous aux USA !