2977947_accident-bretigny Samedi 13 juillet à 8h15, sur France Inter, le ministre des Transports Frédéric Cuvillier démentait l’information selon laquelle des pillages de victimes et des caillassages de secouristes auraient été commis par un groupe de jeunes à Brétigny sur Orge (Essonne), après l’accident de train de 17h14 qui a fait six morts et de nombreux blessés.

Pourtant, la veille, dès 22H20, deux journalistes d’Europe 1 rapportaient les témoignages de secouristes ayant « dû faire face à des jets de pierres de la part d’un petit groupe de jeunes ». Récit complété par celui d’une policière :

« Nathalie Michel, du syndicat de police Alliance, raconte la scène au micro d’Europe 1 : « A 17 heures 30, alors que nos collègues interviennent, ils voient un groupe de jeunes qui approchent et qui semblent porter secours aux victimes. Très rapidement, ils se rendent compte que ces individus sont présents pour dépouiller les victimes et notamment les premiers cadavres », s’insurge la syndicaliste. »

Les chaînes d’information continue qui tournent en boucle sur le sujet avec des reporters présents sur place… ne disent, elles, absolument rien de ces violences. Or quelques minutes plus tard, des témoignages de ces agressions et pillages sont confirmés sur Twitter par deux journalistes présents sur place, l’un de France 2, l’autre de France 3.

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Et pendant ce temps sur I-télé et BFM-TV… toujours rien, silence total.

Mais on comprend mieux ce silence après le tweet d’un de ces deux journalistes :

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Samedi, à 1h42 du matin, ces actes de violence et de pillage étaient également confirmés sut Twitter par un responsable politique de poids, Jérôme Guedj, président du Conseil général de l’Essonne, département où a eu lieu l’accident.

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Propos étrangement nuancés, voire contredits, 5 minutes plus tard par un autre tweet  :

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Samedi matin, seuls deux quotidiens rapportaient et confirmaient ces événements : Le Monde et Le Parisien.

Quelques questions se posent donc :

1) ces actes d’agression des secouristes et de pillage (ou de tentative de pillage) des victimes de l’accident sont-ils avérés ?

2) si la réponse est négative, pourquoi policiers et secouristes les ont inventé ?

3) si la réponse est positive, pourquoi tant de médias n’en ont pas parlé, vu leur gravité ?

4) si des médias n’en ont pas parlé, est-ce parce qu’ils ont obéi aux directives des policiers ?

5) ces directives viennent-elles directement du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls (ancien maire d’Evry, ville voisine de Brétigny) ?