Réponse à l’articulet de Renaud Revel sur son blog de l’Express :

On cherche en vain quelques arguments costauds dans cet exercice de réduction façon jivaro. Deux livres -celui de Jean Stern et le mien – réduits à quelques phrases assassines : les exécuteurs ont fait un émule.
Sur l’incapacité des médias grand public – écrits et audiovisuels – de recevoir la moindre critique, on se penchera avec intérêt sur les anglo-saxons qui démissionnent dès la moindre faute commise. Ces derniers jours, le patron de la BBC a démissionné pour une fausse info diffusée à l’antenne. En France, ça n’arrive jamais. Au lieu de s’interroger sur les pratiques et les lignes éditoriales afin d’y chercher des explications à la désaffection voire à la défiance du public, on devient tout rouge, on gonfle les joues, on tape très fort du poing sur la table et on crie : « c’est la faute à Internet ! », « c’est la faute aux gratuits ! »…
Quant au talent supposé de M. Giesbert, il y a bien longtemps qu’il l’a laissé au vestiaire des rédactions qu’il écume en mercenaire. Qualifier de « néoracistes » – comme il le fait dans son dernier éditorial – ceux qui avaient critiqué la Une du Point sur « Cet islam sans gêne »… est-ce cela, avoir du talent ?
Peut-être aurons nous l’occasion de discuter de tout cela un jour, M. Revel, quand Europe 1, RTL ou France 2 s’ouvriront à d’autres débats que « Copé est-il plus à droite que Fillon ? » ou « faut-il un bureau à l’Elysée pour la première dame de France ? ».
Luc Chatel