Sans doute persuadé d’arriver en terrain conquis, ses petites fiches de lecture sous le bras comme au bon vieux temps, Eric Naulleau est tombé de haut hier soir dans l’émission de Laurent Ruquier « On n’est pas couché » dont il a été pendant 4 ans le chroniqueur-sniper  officiel au côté de son grand ami Eric Zemmour.

C’était compter sans Aymeric Caron. Son remplaçant dans le fauteuil de l’émission s’est forgé depuis ses débuts voici quelques semaines une réputation de pince sans rire pugnace et sérieux. Ce qui nous change agréablement des agité(e)s cyniques et suffisant(e)s qui l’ont précédé ou qui l’accompagnent dans l’exercice.

Aymeric Caron insista notamment sur l’image de rebelle que Naulleau véhicule au fil des interviews et qui cadre mal avec ses divers emplois sur des chaînes de télé ou de radio grand public qui s’accommodent mal de la moindre petite esquisse de pensée marginale ou radicale.

De façon surprenante, Natacha Polony et Laurent Ruquier y ont ajouté leur grain de poivre, l’une soulignant le fossé qui sépare la période où Naulleau était un éditeur et essayiste remarquable et réjouissant, de celle où il est devenu une star de la télé, tombant à un niveau hyper médiocre et consensuel, pour le seul goût du spectacle et de l’épate. Laurent Ruquier, lui, rappela les propos sévères tenus par l’écrivain Pierre Jourde sur les choix hyper-médiatiques de son ami Naulleau et l’impasse dans laquelle il s’est ainsi engagé.

L’équipe d »On n’est pas couché » avait dû lire avec attention « Les tartuffes du petit écran » car ce sont là des arguments développés dans le chapitre « Eric Naulleau dans le gaz ». Et bien d’autres encore, of course…

Vidéo (la « séquence Naulleau » à 2h19mn)